Langues de Wallonie

Le français est de loin la langue principale de la Wallonie et détient un statut officiel; dans les cantons de l’Est, l’allemand est également officiel. La Communauté germanophone de Belgique représente environ 2 % de la population de la région. Le français belge, également parlé en Région de Bruxelles-Capitale, est proche de celui parlé en France, avec de légères différences de prononciation et quelques différences de vocabulaire, notamment l’utilisation des mots septante (70) et nonante (90), par opposition à soixante-dix et quatre-vingt-dix en France.

La communauté germanophone au sein de la Région wallonne

Il y a des accents wallons perceptibles, l’accent liégeois et ses environs étant peut-être le plus frappant. D’autres régions de Wallonie ont également des accents caractéristiques, souvent liés à la langue régionale.

Traditionnellement, les Wallons parlent aussi des langues romanes régionales, toutes du groupe des Langues d’oïl. La Wallonie comprend la quasi-totalité du territoire où le wallon est parlé, une zone picarde correspondant à la majeure partie de la Province du Hainaut, la Gaume (district de Virton) avec la langue lorraine et une zone champenoise. Il existe également des langues germaniques régionales, comme la langue luxembourgeoise en Arelerland (Pays d’Arlon). Les langues régionales de Wallonie sont plus importantes qu’en France et elles ont été officiellement reconnues par le gouvernement. Cependant, avec le développement de l’enseignement en français, ces dialectes n’ont cessé de décliner. Il y a actuellement un effort pour faire revivre les dialectes wallons; certaines écoles proposent des cours de langue en wallon, et le wallon est également parlé dans certaines émissions de radio, mais cet effort reste très limité.

Outre le français et l’allemand, le néerlandais est encore parlé par une minorité en Wallonie et dans sa périphérie.

  • Dans les communes de Comines-Warneton, Enghien, Flobecq et Mouscron il existe certaines facilités pour les habitants néerlandophones.
  • A l’est de la province de Liège, les communes dites «Thiois» de Baelen, Plombières et Welkenraedt se sont également vu accorder cette possibilité légale pour leurs habitants néerlandophones en 1966, mais celle-ci n’a pas été mise en œuvre sur le plan administratif.

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