Carte de l’extension de l’ancienne Confédération suisse 1291-1797

L’ancienne Confédération suisse (voir carte ci-dessus) était une alliance entre les communautés de la vallée des Alpes centrales. La Confédération, gouvernée par des nobles et des patriciens de divers cantons, facilitait la gestion des intérêts communs et assurait la paix sur les importantes routes commerciales de montagne.

Pacte fédéral suisse de 1291

Le Pacte fédéral de 1291 convenue entre les communes rurales d’Uri, Schwytz et Unterwald est considérée comme le document fondateur de la confédération, même si des alliances similaires ont probablement existé des décennies plus tôt.

En 1353, les trois cantons d’origine s’étaient joints aux cantons de Glaris et de Zoug et aux cités-États de Lucerne, Zurich et Berne pour former la « vieille confédération » de huit États qui exista jusqu’à la fin du XVe siècle. L’expansion a conduit à une puissance et à une richesse accrues pour la confédération. En 1460, les confédérés contrôlent la majeure partie du territoire au sud et à l’ouest du Rhin jusqu’aux Alpes et aux montagnes du Jura, notamment après des victoires contre les Habsbourg (bataille de Sempach, bataille de Näfels), sur Charles le Téméraire de Bourgogne dans les années 1470, et le succès des mercenaires suisses. La victoire suisse dans la guerre de Souabe contre la Ligue souabe de l’empereur Maximilien Ier en 1499 équivalait à une indépendance de facto au sein du Saint Empire romain germanique. En 1501, Bâle et Schaffhouse rejoignent l’ancienne Confédération suisse.

Bataille de Dornach en 1499

L’ancienne confédération suisse avait acquis une réputation d’invincibilité au cours de ces guerres antérieures, mais l’expansion de la confédération a subi un revers en 1515 avec la défaite suisse à la bataille de Marignan. Ainsi s’achève l’époque dite « héroïque » de l’histoire suisse.

Le succès de la Réforme de Zwingli dans certains cantons entraîne des conflits religieux intercantonaux en 1529 et 1531 (Guerres de Kappel). Ce n’est que plus de cent ans après ces guerres intestines qu’en 1648, sous la paix de Westphalie, les pays européens ont reconnu l’indépendance de la Suisse vis-à-vis du Saint-Empire romain germanique et sa neutralité. Au début de la période moderne de l’histoire suisse, l’autoritarisme croissant des familles patriciennes combiné à une crise financière à la suite de la guerre de Trente Ans a conduit à la guerre des paysans de 1653. En toile de fond de cette lutte, le conflit entre les cantons catholiques et protestants persiste, débouchant sur de nouvelles violences lors de la Première Guerre de Villmergen, en 1656, et de la Guerre du Toggenburg (ou Seconde Guerre de Villmergen), en 1712.

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